LACTEUR15

#15 - Février 2017

LE DOSSIER

S’ENGAGER DANS LE CYCLE DU LAIT

ÉDITO P. 3

L’ENTRETIEN P. 4 et 5 Yann Gaël Rio, Vice-Président Cycle Lait Danone Monde

LE DOSSIER P.6 à 19 S’engager dans le cycle du lait

REPORTAGE P. 20 et 21 Mesurer l’empreinte carbone

LA VIE DES RÉGIONS P. 22 et 23

REPÈRES P. 24 et 25 Les 10 ans de Les 2 Vaches

VIE DES USINES P. 26

PARLONS-EN ! P. 27 Danone au SIA 2017

Lacteur, le magazine des producteurs de lait édité par Danone Produits Frais France, 150 Boulevard Victor Hugo – 93589 Saint-Ouen Cedex Revue semestrielle, 2900 exemplaires Rédactrice en chef : Noëlle Poisson - Directrice de la publication : Sophie Godet-Morisseau - Coordinatrice de rédaction : Salima Mejjaoui Correspondants régionaux (ARP) : Anne Benoît, Josiane Dumarest, Frédérick Sanchis, Denis Meunier Rédacteurs externes : Agence Appaloosa - Crédits photos : Danone, Appaloosa, IStock, Fotolia, ADEME, IDELE, Bord Bia, SIA Conception-réalisation : Agence Appaloosa ISSN : 2426-1025 - Dépôt légal : février 2017 Retrouvez-nous sur

www.danone-lait.com 2

# LACTEUR N°15, magazine des producteurs de lait Danone • Février 2017

L’ÉDITO

Des engagements forts en 2016 2016 aura été une année marquée par des avancées majeures de Danone et des représentants des six Organisations Producteurs de lait pour s’adapter aux évolutions du marché laitier. Ensemble, nous avons réussi de façon responsable à nous engager sur des nouvelles formules de prix du lait durables intégrant les coûts de production optimisés. C’est le résultat d’un travail important de construction avec chacune des Organisations de Producteurs, incluant l’expertise d’un organisme indépendant (Chambre d’agriculture, centre de gestion agricole…). Cette approche innovante permet de limiter les fluctuations à la baisse et à la hausse du prix du lait, elle offre un filet de sécurité aux producteurs de lait et donne plus de visibilité aux deux parties. Depuis le début d’année 2017, l’ensemble des producteurs de lait membres d’une Organisation de Producteurs Danone bénéficie de l’application de ces nouvelles formules de prix qui s’appliqueront jusqu’à 5 ans.

Sur ces bases solides, nous allons continuer à dialoguer sur des enjeux communs à nos activités en lien avec les attentes sociétales grandissantes. Notre priorité en 2017 est d’améliorer notre empreinte environnementale. Danone rejoint donc la démarche de la filière « Ferme Laitière Bas Carbone » pour mettre en place de nouvelles solutions en faveur d’une agriculture durable. Autre temps fort de l’année, le Salon International de l’Agriculture du 25 février au 5 mars, un lieu de dialogue et de rencontres avec les éleveurs. En tant qu’acteur de la filière, il nous semble important d’y être présent aujourd’hui. Une nouvelle occasion d’échanger, de mieux se connaître. Forts des réalisations de l’année 2016 et de la qualité de notre relation, nous sommes confiants en notre capacité à co-construire avec vous des solutions d’avenir. Sophie Godet-Morisseau, Directrice Lait

C’est un engagement fort et durable de Danone dans la filière laitière et cela nourrit le socle de notre partenariat pour les années à venir.

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L’ENTRETIEN

Pour une gestion durable de la ressource stratégique Lait “Une nouvelle approche innovante” Yann Gaël Rio est chez Danone depuis 18 ans. Avant de prendre la direction du Cycle Lait au sein de Danone en 2016, cet ingénieur agricole a occupé plusieurs postes dans les achats et la logistique. Il met aujourd’hui son expérience au service d’une nouvelle approche stratégique pour assurer une gestion durable de la ressource Lait. En quoi consiste votre mission ? Je suis chargé de développer et mettre en place l’approche Cycle de l’une de nos ressources stratégiques, le lait, au niveau mondial. Danone souhaite gérer différemment l’approvisionnement de ses 3 ressources stratégiques : l’eau, le lait et le plastique. Ces ressources sont limitées et l’enjeu est de mettre en place les actions pour les préserver sur le long terme. Cette nouvelle approche concerne nos achats entre les 3 divisions, alimentation infantile (Bledina/Gallia), produits frais (yaourts) et nutrition médicale (Nutricia).

Yann Gaël Rio, Vice-président Cycle Lait Danone Monde

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Que signifie l’approche Cycle stratégique pour le lait ? Pendant des décennies, les chaînes d’approvisionnement ont été gérées de façon linéaire, selon une approche consistant à prélever les ressources naturelles, à les transformer, à les rejeter le plus souvent sous forme de déchets. Une approche par Cycle envisage la chaîne de production dans sa globalité du début à la fin en tenant compte de toutes les interactions en jeu. Sur l’exemple du lait, nous considérerons cette ressource depuis les exploitations agricoles jusqu’au produit fini yaourt, avec pour objectif d’optimiser et préserver les ressources utilisées tout en réduisant leur impact environnemental. Nous sommes là dans une logique d’économie circulaire. Quelques exemples dans la filière laitière : la valorisation des effluents d’élevage pour la fertilisation des sols pour le recyclage, une alimentation locale des vaches comme alternative au soja importé. Pourquoi le groupe Danone s’engage-t-il dans cette démarche ? Nous transformons notre approche car nous sommes convaincus qu’un changement est indispensable pour garantir une croissance durable de notre activité et préserver les ressources naturelles. C’est un enjeu commun avec les producteurs de lait. Depuis 10 ans, la volatilité des prix de la matière première a fragilisé l’ensemble de la filière laitière. L’accès aux ressources est limité dans certaines zones du Monde comme l’Afrique ou l’Amérique du Sud. Danone prend donc une part plus active dans le développement et la préservation de la filière laitière. Au-delà des problématiques de qualité, nous prenons encore plus aujourd’hui en compte la manière dont le lait est produit : type d’alimentation des vaches, utilisation des sols, accès et gestion de l’eau, empreinte carbone, bien-être animal… Quand cette initiative a-t-elle démarré ? Nous avons démarré cette nouvelle approche de Cycle Lait il y a un an. Nous ne partons pas de rien. De nombreuses initiatives existent déjà et sont mises en œuvre en co-construction avec les producteurs de lait. Citons par exemple les formules de prix du lait prenant en compte les coûts de production en Europe, aux Etats-Unis, notre engagement à nous approvisionner en lait de vache nourrie sans OGM sur une partie de nos marques pour favoriser la biodiversité, ou en Afrique, trouver des alternatives locales au maïs et au soja.

L’ENTRETIEN

Visite sur le terrain en Haute-Normandie en décembre 2016

Quel sera l’impact du Cycle Lait pour les producteurs ? Nous avons commencé à travailler avec les éleveurs sur les dimensions économiques, sociétales et environnementales. Cela élargit de manière significative les sujets de collaboration entre Danone et les producteurs, comme réduire l’impact carbone, l’alimentation des vaches, le bien-être animal… Qu’attendez-vous des producteurs de lait dans cette nouvelle stratégie ? Nous souhaitons définir avec eux les solutions pour agir en faveur d’une agriculture durable. Cela implique d’avoir des discussions avec les producteurs sur leurs pratiques agricoles et de construire respectivement sur la durée. Travailler ensemble sur ces sujets sera aussi une source de performance globale pour les exploitations et pour Danone. En quoi cette démarche répond-elle aux attentes sociétales ? Aujourd’hui, les citoyens et les consommateurs souhaitent de la transparence, en savoir davantage sur les produits, les matières premières qui les composent, et des modes de production respectueux de l’environnement et du monde animal. Les Organisations de Producteurs et les producteurs ont un rôle clé à jouer dans la conduite de la production de lait et dans la façon de l’expliquer aux citoyens et consommateurs.

Quel regard portez-vous sur la filière lait en Europe et sur la relation entre Danone et les producteurs ? La filière lait en Europe est en pleine transformation. La fin des quotas a entraîné un choc et mis en exergue la différence de compétitivité entre les pays. Je suis convaincu que l’avenir de la filière laitière est directement lié à la collaboration entre éleveurs et industriels. Après avoir trouvé ensemble des moyens de prévention de la volatilité, nous souhaitons travailler ensemble en faveur d’une agriculture durable qui préserve les ressources et améliore son impact environnemental. La 1ère étape vers une meilleure empreinte carbone est sur la bonne voie. Quel avenir pour Danone et ses producteurs ? Un challenge passionnant, nous allons continuer à faire évoluer notre manière de travailler avec les producteurs tout en répondant à une attente profonde des citoyens et des consommateurs. L’histoire de la collaboration entre Danone et ses éleveurs et la qualité de nos relations sont des atouts et créent les conditions pour réussir le Cycle Lait.

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LE DOSSIER

Économie circulaire

L’agriculture a un rôle clé à jouer L’économie circulaire a pour objectif d’optimiser l’utilisation des ressources tout en réduisant l’impact environnemental, le tout sur un territoire local. C’est une nouvelle approche de nos activités économiques sous forme de cercle vertueux. Explications d’une experte de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, Audrey Trévisiol.

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raditionnellement, une activité économique est représentée de manière linéaire. On part des ressources, que l’on transforme pour obtenir des produits que l’on consomme, le tout générant des déchets. Imaginez maintenant les mêmes étapes sous forme de cercle. La vision de l’activité prend une autre dimension et s’envisage comme un cycle. Le recyclage des déchets est une des composantes principales de l’économie circulaire, mais cela ne s’arrête pas là (cf. encadré et schéma). L’économie circulaire part du principe que nos ressources sont limitées et que leur utilisation doit donc être optimisée. Les deux autres principes fondamentaux de l’économie circulaire sont la réduction de l’impact environnemental à tous les stades du cycle

de vie du produit et la participation au bien-être des individus. Pour des questions de logique économique, de transports, d’interactions, ce cycle est à imaginer sur un territoire local. C’est le principe du cercle vertueux qui s’inspire directement des écosystèmes naturels. Certaines activités symboliques de l’économie circulaire sont souvent citées en exemple : le recyclage des pneus pour créer des roues de manutention ou encore l’utilisation de voiles de bateaux pour fabriquer des sacs à main…

L’agriculture, au centre du vivant

Si toutes les activités économiques peuvent appliquer cette nouvelle vision, l’agriculture est directement concernée, vu son rapport direct avec la nature. ”L’agriculture, a un rôle clé à jouer dans l’économie circulaire” explique Audrey Trévisiol, ingénieure au service agriculture et forêt de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). ”Elle est au centre du monde du vivant, car elle est en contact direct avec la ressource OPTIMISATION sol. Elle doit à la fois répondre à des demandes sociétales AGRONOMIQUE et relever des défis environnementaux. L’objectif est de viser un équilibre entre réduction des impacts et services rendus par l’agriculture, comme le O I N T C DUR ODU AB stockage du carbone dans le sol, ou la proR P LE duction d’énergie renouvelable. L’agriculture est aussi incontournable en matière de biodiversité, de paysages, de tourisme…” L’agriculture dispose donc de RESPECT DE nombreux atouts pour relever le L’ENVIRONNEMENT défi d’une production durable qui tienne compte des générations futures.

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RECYCLAGE DES DÉCHETS

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LE DOSSIER

"L’objectif est de viser un équilibre entre réduction des impacts et services rendus par l’agriculture, comme le stockage du carbone dans le sol, ou la production d’énergie renouvelable.” Audrey Trévisiol

Efforts engagés

Concrètement, les agriculteurs français mettent déjà en pratique des actions qui s’inscrivent dans l’économie circulaire même si le terme n’est pas entré dans les mœurs. ”La réduction de la consommation d’engrais minéral via une bonne valorisation des effluents d’élevage, ou l’usage des légumineuses pour capter l’azote de l’air sont des exemples probants des efforts engagés. L’essor du mouvement de l’agroécologie* est aussi un signal positif. Tout comme le développement de la méthanisation agricole.”

L’agriculteur, les entreprises et le consommateur

La notion de cycle offre une vision globale depuis la production, jusqu’au déchet. C’est essentiel pour expliquer que tous les acteurs sont impliqués : l’agriculteur, les entreprises et le consommateur. ”C’est à l’ensemble de la filière de faire des efforts” affirme Audrey Trévisiol. ”Côté production il faut développer les démarches d’éco-conception et un approvisionnement qui tienne compte d’un meilleur usage des ressources. Une consommation alimentaire responsable aura pour vertus de réduire le gaspillage alimentaire, d’adopter un régime alimentaire adapté et équilibré, et de pratiquer des achats responsables (emballage, produits de saison, produits locaux…). En fin de cycle, la valorisation des déchets et des co-produits, principalement organiques est une composante déterminante. La méthanisation, le compostage, les apports organiques pour la fertilisation et l’amendement des cultures sont autant de bonnes pratiques.”

Coopération locale

L’échelle locale est indispensable pour une économie circulaire efficace, car les bonnes pratiques se développent toujours à ce niveau-là. ”C’est la coopération locale entre différents acteurs qui permet d’atteindre les objectifs de l’économie circulaire.” C’est le cas par exemple, lorsqu’un producteur exporte son fumier chez un autre agriculteur afin qu’il valorise cet engrais organique pour fertiliser ses cultures… c’est également le cas lorsqu’un agriculteur valorise les déchets d’une entreprise agroalimentaire locale via son méthaniseur. ”L’échelle territoriale donne de l’ampleur et du sens aux actions mises en place” conclut Audrey Trévisiol. * Selon la définition officielle, l’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Pour faire simple, c’est une méthode pour produire efficacement tout en respectant l’environnement. Une façon de concilier performance économique et environnementale.

Audrey Trévisiol, ingénieure au service agriculture et forêt de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)

L’économie circulaire selon l’Ademe Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’économie circulaire peut se définir comme un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien-être des individus.

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LE DOSSIER

Ferme laitière bas carbone

L’engagement collectif de toute la filière laitière

Jean-Baptiste Dollé, chef du service environnement-bâtiment de l’Institut de l’élevage

La “Ferme laitière bas carbone” est une démarche de l’ensemble de la filière laitière française qui vise à diminuer de 20 % l’empreinte carbone d’ici à 2025. Jean-Baptiste Dollé, chef du service environnement-bâtiment de l’Institut de l’élevage nous présente ses grandes lignes. Comment peut-on présenter la Ferme laitière bas carbone ? C’est une démarche nationale portée par le Cniel (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière) qui s’appuie sur l’Institut de l’élevage (Idele) pour la mise en œuvre. Nous avons développé une méthodologie d’évaluation, des outils et un référentiel alignés avec les standards internationaux. Nous souhaitons proposer aux éleveurs d’être proactifs et d’anticiper une réglementation qui sera mise en place un jour ou l’autre en se lançant dès à présent dans des pratiques vertueuses. L’objectif de réduction de 20 % à l’horizon 2025 de l’empreinte carbone de la filière laitière est ambitieux, mais réaliste. La période d’expérimentation avec “Life Carbon Dairy” a connu un grand succès et nous avons reçu des demandes de toute la France pour participer à cette initiative.

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Déjà 5 000 exploitations laitières françaises sont engagées dans la démarche “Ferme laitière bas carbone.”

LE DOSSIER

Combien d’exploitations laitières françaises sont engagées ? Déjà 5 000 exploitations laitières françaises sont engagées sur 60 000. L’ambition est qu’à terme 100 % des producteurs s’inscrivent dans la démarche, de façon progressive, pour s’approprier la démarche et en devenir acteurs. C’est en ce sens que nous collaborons avec des organismes de conseil, les Chambres d’agriculture, les laiteries privées et les coopératives. Cette coopération est essentielle. Si l’on veut réussir, nous devons parler d’une même voix et utiliser des outils communs. Comment cela se passe pour les producteurs concrètement ? Cela démarre toujours par une mesure de l’empreinte carbone à un instant T dans l’exploitation. Il est possible aujourd’hui de réaliser une évaluation simplifiée par un technicien* d’une organisation partenaire en 30 minutes. Il existe un 2 e niveau d’évaluation plus approfondi avec 150 points examinés grâce à l’outil Cap’2ER. Nous saisissons une liste de données comme les effectifs et le mode de gestion du troupeau, l’alimentation, les surfaces cultivées, les pratiques de fertilisation, les consommations d’énergie… Au-delà du carbone, nous déterminons un ensemble de critères techniques et les autres indicateurs environnementaux (qualité de l’eau, de l’air, biodiversité), la capacité nourricière de l’exploitation. Cet audit débouche sur une évaluation certifiée Ecocert**. La certification porte sur la méthodologie (conformité aux standards internationaux) et sur la qualité des données collectées. Ensuite, une évaluation régulière est programmée pour mesurer les progrès. Quel est l’intérêt pour le producteur et la filière ? Il est multiple. D’abord, le producteur fera forcément des économies ! L’esprit n’est pas automatiquement d’investir, mais bien de rendre le système existant le plus efficient possible. Les élevages ayant la plus basse empreinte carbone dans notre base sont aussi les plus performants économiquement. Sur le plan environnemental, c’est une opportunité d’agir plutôt que subir. L’implication de toute la filière dans la Ferme laitière bas carbone est un élément très positif vis à vis de la société et du marché.

Exemples de leviers d’actions L’Institut de l’élevage a identifié 4 axes de travail pour réduire l’empreinte carbone de l’exploitation laitière. Voici des exemples d’action concrète pour chacun de ces axes.

La gestion du troupeau Diminuer l’âge au vêlage permet de réduire le temps ”improductif” de l’animal et d’améliorer la performance du troupeau.

L’alimentation du troupeau Augmenter l’autonomie fourragère permet de réduire le coût de production et de limiter les transports liés aux achats de matières premières.

La gestion des cultures Optimiser la rotation des cultures en introduisant des légumineuses et des couverts. Objectif : augmenter la fertilité des sols pour optimiser son potentiel et diminuer la mécanisation émettrice de CO2.

La consommation énergétique L’installation d’un pré-refroidisseur ou d’un récupérateur de chaleur permet de diminuer la facture énergétique et réduit les émissions carbone dues au refroidissement du tank.

* L’évaluation peut être réalisée par un technicien formé à l’outil Cap’2ER quelle que soit sa structure (conseil ou entreprise laitière…) ** Organisme international de contrôle et certification de l’agriculture et de l’alimentation biologique et écologique. LACTEUR N°15, magazine des producteurs de lait Danone • Février 2017 #

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LE DOSSIER

Pour améliorer l’efficacité C02 des élevages Les producteurs laitiers d’Irlande s’engagent

En Irlande, le programme Origin Green vise à mobiliser tous les acteurs de l’agroalimentaire derrière un objectif : optimiser les performances en matière de développement durable pour améliorer notamment l’empreinte carbone de la filière. Interview de Padraig Brennan, Directeur de marché international au seinde Bord Bia*. Padraig Brennan, Directeur de marché international au sein de Bord Bia.

Qu’est ce que la démarche Origin Green ? Origin Green est un programme national de développement durable lancé en 2012 qui implique les producteurs, l’industrie agroalimentaire, le gouvernement… Objectifs : mesurer les performances, les améliorer et les valoriser auprès du grand public. Il s’agit d’un programme volontaire. Concrètement, lors d’une visite en exploitation, nous examinons 125 points liés au développement durable : santé, bien-être animal, traçabilité… Dans un premier temps, nous avons ainsi pu mesurer la performance de chaque exploitation mais aussi du pays sur tous ces points. Les résultats, ainsi que les données nationales, ont été communiqués aux producteurs pour qu’ils puissent se comparer et identifier leurs axes de progrès. Ensuite, c’est la 2e étape du programme : nous travaillons avec eux pour fixer des objectifs réalistes, comme augmenter le nombre de jours de pâturage à l’année s’il est inférieur à la moyenne nationale.

17 000 producteurs laitiers irlandais sont engagés dans le programme.

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LE DOSSIER

"Chaque action est traduite en gain économique pour l’éleveur ” Padraig Brennan

Comment les producteurs ont-ils accueilli ce programme ? Origin Green pour les producteurs laitiers a été lancé en 2013. Les premières fermes se sont engagées en 2014. 17 000 producteurs laitiers sur 18 000 sont engagés dans le programme. Déjà 13 000 producteurs sont certifiés par la charte de développement durable Origin Green. Les 17 000 producteurs engagés devraient tous être certifiés avant la fin 2017. Nous avons reçu un accueil très favorable car les producteurs ont rapidement compris que le programme était conçu pour valoriser et promouvoir leur travail. D’autant que le lancement est intervenu après des années difficiles pour le marché laitier. Le niveau d’engagement des producteurs est très fort jusqu’à présent. La prochaine étape vise à intégrer tous les producteurs au programme et que chacun ait un objectif personnel à atteindre, dans le but d’obtenir des résultats tangibles.

Concrètement, quels sont leurs leviers d’action et leurs engagements ? Pour mesurer et améliorer l’efficacité carbone des élevages, nous avons sélectionné 5 critères principaux : la longueur de la saison de pâturage, la qualité génétique de l’élevage, le rendement d’azote optimal, une meilleure gestion des épandages et l’efficacité énergétique. Pour ce faire, nous utilisons un outil, le Carbon Navigator. Nous avons par exemple calculé que, pour une exploitation moyenne, diminuer de 10 kg par hectare l’apport d’engrais minéral azoté génère une économie de 10 € par hectare et une réduction de l’empreinte carbone de 1 %. Les producteurs s’engagent à une évaluation annuelle qui relève des axes de progrès sur lesquels ils travaillent avec des conseillers pour améliorer leurs performances. * Bord Bia : office de promotion des produits agroalimentaires irlandais.

Comment avez-vous travaillé avec les producteurs pour atteindre cet objectif de réduction de l’empreinte carbone ? Nous avons pris le temps de travailler en amont avec les organisations de producteurs. Elles ont saisi l’intérêt d’augmenter les performances en matière de développement durable dans la perspective de faciliter la promotion des produits et d’augmenter les performances globales de l’exploitation. Et leur soutien a été très précieux. De même, nous avons collaboré de manière très étroite avec les laiteries privées et les coopératives. Elles sont en contact direct avec les producteurs et, là aussi, leur coopération était essentielle à nos yeux. Chacun a compris l’intérêt commun de participer à un tel programme. Nous avons aussi réalisé qu’il fallait absolument lier l’économique à l’environnement dans nos indicateurs pour les éleveurs. Nous traduisons chaque action en gain économique pour l’éleveur.

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LE DOSSIER

Témoignages de producteurs Implication dans la démarche Ferme laitière bas carbone, mise en place de techniques culturales durables, réduction de la mécanisation, diminution des consommations d’énergie… Témoignages de producteurs Danone qui ont choisi de faire évoluer leurs exploitations vers une agriculture plus durable.

”Accompagner les exploitations vers des pratiques agricoles durables” Jean-Damien Devynck (Nord)

Jean-Damien Devynck est producteur de lait Danone à Renescure dans le Nord. Depuis plusieurs années, il fait évoluer son exploitation vers des pratiques plus respectueuses du sol. En 2012, il a co-fondé AgroVision avec d’autres producteurs pour accompagner les exploitations de la région vers des pratiques agricoles durables. Pourquoi avoir fait évoluer vos pratiques ? J’ai commencé à m’intéresser aux nouvelles pratiques durables en exploitation laitière en 2006 en échangeant avec un voisin. J’ai d’abord réduit les quantités de produits phytosanitaires grâce à la technique du bas volume. Sur notre exploitation, nous avons diminué de 40 % pour des rendements identiques. Pour obtenir ce résultat, nous travaillons la nuit lorsque le taux d’humidité est supérieur à 60 %. C’est la rosée qui remplace l’eau. De plus à cette heure, les spores des plantes sont ouvertes. Les végétaux sont plus réceptifs aux traitements ce qui augmente leur efficacité. Outre des économies considérables, je pense que c’est aussi plus respectueux de l’environnement. Dans le même esprit, nous nous sommes lancés dans la technique du non labour en 2009.

Jean-Damien Devynck, du Gaec Bloemstraete

Pourquoi vous passer du labour ? L’objectif est de redévelopper la biodiversité du sol, mise à mal par des années de labour. Pendant plusieurs années, nous le décompactons pour casser la semelle de labour. Les cultures intermédiaires sont également une aide précieuse. Elles sont sélectionnées en fonction de ce qu’elles apportent au sol. Enfin, notre fumier réensemence le sol et le nourrit. Ce travail prend du temps. 2016 est ma véritable première année en non-labour. Il faut être patient, mais les résultats sur le sol sont à la hauteur. Pourriez-vous nous expliquer le principe d’AgroVision ? AgroVision est née d’un constat : la transition de nos exploitations vers le développement durable nécessite des expérimentations terrain et un accompagnement de qualité. À l’origine du projet, une dizaine d’éleveurs qui voulait aller plus loin dans le développement durable. Nous avons recruté un ingénieur qui anime les groupes et suit les expérimentations. Les sujets d’étude vont de l’optimisation des traitements culturaux aux techniques culturales simplifiées. Les avancées et les résultats des études sont communiqués lors de réunions ou de visites d’exploitation. Les projets sont tous différents - tout le monde ne souhaite pas mettre en place le non labour - mais chacun y trouve des pistes de travail et de réflexion pour les accompagner. Preuve que les agriculteurs sont en forte demande sur ces problématiques : depuis la création en 2012, nous sommes passés de 10 à près de 70 adhérents. Quels sont vos futurs projets ? Je viens de me lancer dans la méthanisation pour traiter les effluents et les déchets de légumes. Outre la valorisation du biogaz, l’épandage du digestat* nous a permis de réduire de 60 % l’utilisation d’engrais chimique. C’est un sujet d’avenir ! * Résidu issu du processus de méthanisation

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LE DOSSIER

”J’entre dans la démarche Ferme laitière bas carbone” Jocelyn Pesqueux (Seine Maritime) Jocelyn Pesqueux est producteur de lait Danone à Allouville Bellefosse en Seine Maritime. Il se prépare à entrer dans la démarche Ferme laitière bas carbone. Une évidence pour cet agriculteur, très à l’écoute des attentes de la société sur son métier. Jocelyn Pesqueux est président de la Charte des bonnes pratiques d’élevage de sa région. Engagé, il échange régulièrement avec ses pairs sur les évolutions de sa profession. ”Nos exploitations sont souvent montrées du doigt concernant les émissions de carbone donc oui, c’est un sujet qui nous préoccupe”. Alors, quand il entend que la filière recherche des exploitations pour entrer dans la démarche Ferme laitière bas carbone il n’hésite pas, il s’inscrit ! À l’épreuve du terrain ”Pour que le programme Ferme laitière bas carbone s’inscrive dans le temps, il faut l’éprouver sur le terrain, analyser les résultats et l’améliorer. Car les émissions de carbone en élevage sont multifactorielles” explique Jocelyn Pesqueux. ”Comment calculer ces émissions ? Quel bilan peut-on en tirer ? Que faire des conclusions de l’étude ? Nous en sommes aux

prémices du projet et beaucoup de points restent à éclaircir. C’est pourquoi les diagnostics sur le terrain revêtent une telle importance”. Évoluer vers des pratiques durables s’inscrit d’ailleurs dans le même esprit que le travail engagé par Jocelyn Pesqueux et ses associés sur leur exploitation. Panneaux photovoltaïques, isolation des bâtiments, rationalisation des apports aux champs : les producteurs sont déjà sensibles à ces problématiques. ”C’est du bon sens : le gaspillage d’énergie n’est bon pour personne”.

Jocelyn Pesqueux du Gaec de le Ferme du Chêne

”Gagner en rentabilité économique grâce à des techniques culturales durables” René Marquis (Hautes-Pyrénées) René Marquis est producteur de lait Danone à Gardères dans les Hautes-Pyrénées. Il a rejoint un groupe de travail indépendant sur la gestion des cultures, Agro d’Oc. Il a ainsi changé ses pratiques culturales au profit de méthodes plus respectueuses de l’environnement et plus rentables. ”En 2013, le prix du soja a fortement augmenté. Souhaitant trouver des solutions pour être plus autonome en protéines, j’ai adhéré à Agro d’Oc.” Cet organisme indépendant a pour objectif d’aider ses adhérents à gagner en rentabilité économique grâce à des techniques culturales durables. -50 % de produits phytosanitaires Lors des réunions, les agriculteurs échangent sur leurs techniques culturales. Ils participent à des essais sur les variétés, les techniques d’application des produits phytosanitaires, le choix des semences... Un ingénieur accompagne le groupe et les conseille personnellement,

René Marquis, du Gaec du Goua

ce qu’apprécie René Marquis : ”J’ai changé beaucoup de mes pratiques depuis que j’ai intégré le groupe. Par exemple, mes traitements phytosanitaires sont plus ciblés et tiennent compte de l’hygrométrie” explique le producteur. ”J’ai réduit de 50  % mes apports phytosanitaires et j’obtiens les mêmes rendements”. Agriculture de conservation Avec l’aide d’Agro d’Oc, il a recouvert ses sols de méteil et de féverole, des fourrages riches en protéines, pour utiliser moins de soja. Depuis un an, René Marquis s’est également tourné vers le non labour : ”Moins de travail, des économies sur les traitements et le gasoil et surtout une nouvelle manière d’aborder la gestion de mes sols. Je suis fier aujourd’hui de pratiquer une agriculture de conservation”. LACTEUR N°15, magazine des producteurs de lait Danone • Février 2017 #

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LE DOSSIER Laurent Schatz, Directeur des projets de transformation du lait au niveau national

Réduction de l’empreinte carbone

Danone s’inscrit dans la démarche de la filière laitière Laurent Schatz est Directeur des projets de transformation à la Direction Lait. Il coordonne les projets destinés aux producteurs de lait Danone en France. Au menu : des diagnostics et des expérimentations terrain. Dans quel contexte s’inscrit votre programme d’actions destiné aux producteurs ? Danone est un acteur responsable, particulièrement impliqué dans le développement durable. Dans la continuité de la démarche ”Acteurs pour un Lait Durable” lancée en 2010, notre volonté est de construire une relation avec les producteurs qui concilient ”compétitivité économique et performance environnementale”. Une première étape a été franchie en 2016 : la grande majorité des producteurs possèdent un contrat qui tient compte des coûts de production du lait. Ceci permet de limiter la volatilité du prix tout en donnant plus de visibilité. Dans une approche responsable, l’entreprise souhaite travailler sur des enjeux sociétaux à long terme, comme le climat. L’amélioration de l’empreinte carbone est l’un des leviers pour agir efficacement en matière de politique climat. Sans oublier que nous répondons là à une attente forte de la société qui souhaite consommer des produits respectueux de l’environnement. Que proposez-vous aux producteurs ? Avec une volonté forte de travailler avec l’ensemble des acteurs de la filière, nous rejoignons en 2017 le programme piloté par le CNIEL* « Ferme laitière bas carbone ». Certains éleveurs Danone se sont déjà lancés de leur propre initiative dans cette démarche. En 2017, nous allons nous engager dans ce programme avec les producteurs, autour de 3 grands axes. Le premier consiste à adapter notre audit qualité actuel en y intégrant des éléments permettant de mesurer l’empreinte carbone de chaque exploitation. Cela débouchera sur un diagnostic certifié grâce à l’outil de la filière Cap’2ER. 2e point : nous allons proposer à une cinquantaine de producteurs, volontaires et déjà intéressés, un accompagnement plus poussé assorti d’un plan d’actions et d’un suivi, assurés par les techniciens de l’Institut de l’Élevage. L’objectif sera d’identifier les axes d’amélioration les plus pertinents, y compris du point de vue économique. Dans le même esprit, le 3e axe permettra de travailler de manière approfondie dans le cadre de petits groupes d’échanges réunissant des

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# LACTEUR N°15, magazine des producteurs de lait Danone • Février 2017

éleveurs Danone. Grâce à ce travail expérimental qui commencera en Normandie, nous serons en mesure d’identifier et de diffuser les solutions existantes à l’ensemble des producteurs qui travaillent avec Danone. Quel est le calendrier de ce programme ? Nous lançons ce programme national dès le 1er semestre 2017. Nous avons déjà rencontré les Organisations de Producteurs pour échanger sur ces sujets. Au niveau européen, en partenariat avec l’université de Wageningen aux Pays-Bas, Danone étudie également divers sujets en lien avec ses engagements : la biodiversité, l’énergie, l’eau, pour construire sa feuille de route de développement durable sur les prochaines années. * CNIEL : Centre national interprofessionnel de l’économie laitière Idele : Institut de l’élevage

Les 3 points du programme d’actions

1

Adaptation de l’audit DQSE** Danone pour réaliser un diagnostic « empreinte carbone »

2

Suivi d’un réseau d’une cinquantaine de producteurs pour définir les principaux axes

3

Lancement en Normandie de petits groupe d’échanges d’éleveurs Danone pour identifier et diffuser les bonnes pratiques

** Démarche Qualité Sécurité Environnement

LE DOSSIER

Le résumé du dossier

en chiffres…

Zéro net carbone

(1)

D’ici à 2050, Danone vise le zéro net carbone.

47 %

des gaz à effet de serre

D’ici à 2030, Danone a fixé comme objectif de réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre.

En Irlande :

(1)

de consommation d’eau

50 %

(1)

94 %

(2)

Entre 2000 et 2015, les usines de Danone Produits Frais France ont réduit leur consommation d’eau de 47 %.

90 %

des producteurs de lait irlandais sont engagés dans le programme de développement durable, Origin Green, impliquant tous les acteurs irlandais de l’agroalimentaire.

(3)

En France, 90 % des fourrages donnés aux vaches laitières sont récoltés et cultivés à la ferme. Cette autonomie alimentaire est positive du point de vue économique et aussi écologique (moins de transports).

Sources : (1) Danone (2) Bord Bia (3) ferme-laitiere-bas-carbone.fr, Institut de l’élevage

20 %

(3)

La Ferme laitière bas carbone est un programme national qui vise à diminuer de 20 % l’empreinte carbone de la filière d’ici à 2025.

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LE DOSSIER

Une politique climat responsable Objectif zéro net carbone pour Danone en 2050 Les températures de la planète vont augmenter de 3,7 à 4,8°C d’ici à 2100 si rien n’est fait. Dans ce contexte de réchauffement climatique, Danone s’engage dans une politique climat responsable. Objectif zéro net carbone sur son périmètre de responsabilité élargi et partagé : c’est à dire non seulement la production, l’emballage, la logistique, la fin de vie des produits mais aussi les matières premières notamment agricoles.

P

our parvenir à limiter à 2°C l’augmentation des températures d’ici à 2100, tous les acteurs sont mobilisés. À ce titre, Danone s’engage dans cet objectif et propose des solutions concrètes en co-création avec les acteurs de son écosystème : agriculteurs, fournisseurs, clients et consommateurs. Ce  nouveau cap s’inscrit dans le double projet économique et social de l’entreprise qui allie croissance durable et respect de l’environnement. En 2012, l’entreprise avait déjà dépassé son objectif fixé en 2008 de réduire son intensité carbone de 30 % en cinq ans sur ses activités directes. Aujourd’hui, Danone souhaite poursuivre son engagement afin d’améliorer son impact environnemental sur son périmètre de responsabilité élargie et partagée avec l’ensemble de ses fournisseurs.

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”Nos activités sont directement liées à la nature et à l’agriculture. Les risques liés au réchauffement climatique sont nombreux et dégradent les cycles naturels dont nous dépendons. Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller beaucoup plus loin. Nous posons un jalon supplémentaire vers une croissance plus responsable et pérenne” déclare Emmanuel Faber, Directeur Général de Danone. L’entreprise vise à long terme le zéro net carbone.

Réduire de 50 % les gaz à effet de serre

La nouvelle politique climat concerne l’ensemble des fournisseurs et producteurs agricoles qui fournissent à Danone ses principales matières premières. Pour cela, Danone souhaite co-créer des solutions avec les acteurs de l’écosystème avec lesquels l’entreprise travaille. Les émissions de gaz à effet de serre interviennent à toutes les étapes de transformation d’un produit : des matières premières qui la composent jusqu’à sa fin de vie. En envisageant le carbone comme un “cycle”, des solutions innovantes peuvent être élaborées ensemble afin d’atteindre cet objectif. Cinq axes de travail ont été identifiés. 1er axe : réduire de 50 % d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre. 2e axe : encourager les programmes de stockage du carbone dans l’agriculture, les forêts et les écosystèmes naturels. Le 3e axe vise à éliminer totalement, d’ici à 2020, la déforestation de la chaîne d’approvisionnement de Danone. 4e axe : renforcer la résilience des cycles de l’eau et de l’alimentation. Enfin, 5e axe : contribuer à l’émergence d’habitudes alimentaires saines en utilisant les ressources naturelles de façon durable.

LE DOSSIER

L’empreinte carbone de Danone dans le monde RESPONSABILITÉ DIRECTE

- 42 %

DEPUIS 2007

6%

2%

FIN DE VIE

DISTRIBUTION DE PROXIMITÉ

51 % LAIT

10 %

LOGISTIQUE

10 %

TRANSFORMATION

13 %

EMBALLAGE

8%

AUTRES MATIÈRES PREMIÈRES

RESPONSABILITÉ PARTAGÉE CO-CONSTRUIRE DES SOLUTIONS AVEC LES AGRICULTEURS ET LES FOURNISSEURS QUI TRAVAILLENT AVEC DANONE

Source : DANONE

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LE DOSSIER

Les usines Danone réduisent leur empreinte carbone Des actions concrètes et efficaces

Danone Produits Frais France dispose de 5 usines sur le territoire français. Elles sont toutes engagées dans une démarche de progrès visant à diminuer la facture énergétique, optimiser les ressources et réduire leur empreinte carbone.

Chiffres clés de Danone Produits Frais France

-25 %

des émissions directes de CO2 entre 2008 et 2015

-41 %

de consommation d’énergie (kWh/T) entre 2000 et 2015

-47 %

de consommation d’eau (M3/T) entre 2000 et 2015

-5000 T

d’emballages entre 2012 et 2014

96 %

de déchets industriels valorisés en 2015

100 %

de nos usines sont certifiées ISO 14001 (norme et système de management environnemental)

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LE DOSSIER Le Molay Littry

Bailleul

300 tonnes de CO2 en moins par an, depuis 2013 !

Viser la performance environnementale Bailleul est inscrite dans une démarche d’amélioration continue de sa performance environnementale. L’usine cherche à réduire ses déchets grâce à une filière de recyclage et de méthanisation. Bailleul diminue également ses consommations d’énergie via la chasse aux fuites d’air avec des investissements dans des équipements performants. Enfin, la réduction des rejets (eau et air) est un objectif constant pour l’usine.

1ère usine à obtenir la certification ISO 50 001*, l’usine du Molay Littry a depuis économisé 15% de son énergie. Elle a aussi réduit de 11 % son empreinte carbone depuis 2014. C’est grâce à un travail de l’ensemble des équipes qui ont fait des efforts considérables et se sont engagées avec énergie dans cet objectif. Le passage du gaz pétrole liquéfié au gaz naturel liquéfié a également permis de meilleurs rendements et une amélioration des conditions de travail des salariés. * ISO 50001 est une norme au service de l’efficacité énergétique et s’appuie sur un système de management de l’énergie Bailleul

Pays de Bray

Le Molay Littry

Pays de Bray Réduire la consommation énergétique Danone Pays de Bray met en œuvre des solutions techniques afin de réduire ses consommations énergétiques comme la récupération de chaleur pour produire de l’eau chaude, ou le renouvellement des appareils d’éclairage avec du LED… L’usine fait aussi la chasse aux fuites d’air comprimé, cherche à réduire la consommation en eau potable et à optimiser les cycles de nettoyage des installations.

St Just Chaleyssin

Villecomtal

Villecomtal

St Just Chaleyssin

Objectif : zéro déchet

Investissement dans un méthaniseur

Depuis plusieurs années, Villecomtal travaille à revaloriser l’ensemble des déchets produits. Les déchets générés par la production sont régulièrement collectés. Chaque déchet va dans une benne spécifique. Il est compacté au préalable pour optimiser son transport. 117 tonnes de cartons, 13 tonnes de métal, 650 tonnes de plastique ont été recyclées à Villecomtal en 2016 !

L’usine a réduit son impact environnemental, en maîtrisant ses consommations de gaz, d’eau, de plastique et d’emballage. Elle va investir dans un méthaniseur pour traiter les effluents de la station d’épuration du site. En projet, la valorisation du gaz permettra de recycler les produits non commercialisables. St Just dispose également d’un centre de tri des déchets.

(Source : Danone produits frais France)

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REPORTAGE

Mesurer l’empreinte Carbone Concilier performances économique et environnementale

En 2015, le Gaec Ferme de Bonnefond, en Rhône-Alpes, a réalisé l’audit Cap’2ER pour mesurer l’empreinte carbone et la durabilité de leur exploitation. Un audit qui s’inscrit dans la démarche volontaire de la filière Ferme laitière bas carbone et se transforme en feuille de route pour les prochaines années.

S

ur les pentes enneigées du Mont Lyonnais, Jean Vial et son fils Jean-Christophe, exploitent 57 ha de surface morcelée autour de leur ferme laitière de 60 vaches. Pour faire suite à l’installation de Jean-Christophe, le troupeau s’est agrandi et les deux éleveurs livrent maintenant plus de 500 000 L de lait à Danone. ”Une taille nécessaire pour que l’exploitation soit encore là demain” juge Jean-Christophe Vial qui prendra la suite de son père dans quelques années. Productivité, oui mais dans le respect d’un cadre naturel exceptionnel.

de la biodiversité d’autre part. De la conduite du troupeau à la gestion de l’assolement, l’outil étudie l’impact d’un ensemble de facteurs sur l’environnement et la durabilité de l’élevage. ”Cap’2ER a été créé par la profession afin d’avoir un regard complet sur l’impact de l’activité. Il met en avant l’impact carbone mais aussi le stockage, la biodiversité, et le ”rôle” de l’exploitation dans la société” explique Denis Meunier, ARP Danone. ”Cet outil rentre dans la démarche de la filière Ferme laitière bas carbone. Elle prévoit la réduction de 20 % des émissions carbone des exploitations d’ici 2025”.

83 hectares de biodiversité

La conduite du troupeau est un des facteurs impactant directement l’empreinte carbone d’une exploitation.

Ferme laitière bas carbone

La préservation de la biodiversité et des ressources, cela fait des années que Jean Vial y prête attention pour ”évoluer en même temps que les attentes sociétales et transmettre une exploitation saine à mon fils”. Par le passé, il s’est engagé dans plusieurs diagnostics et démarches visant à réduire l’impact environnemental de son exploitation : ”À chaque fois, j’ai bénéficié d’un accompagnement qui a permis à mon exploitation d’évoluer” explique-t-il. Dans ce même état d’esprit, Jean et Jean-Christophe Vial ont réalisé en 2015 un audit complet Cap’2ER* qui mesure la performance environnementale de l’exploitation. Cette dernière est évaluée en fonction des émissions carbone de l’élevage d’une part et de sa contribution au maintien

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Suite à l’audit, un rapport fait l’état des lieux des forces et points d’amélioration de l’élevage pour réduire son empreinte carbone. ”Les points faibles, nous les connaissions” fait remarquer Jean-Christophe Vial. ”Par exemple, une partie de nos fourrages est produite loin de l’élevage. Moins de route, c’est aussi moins de fioul consommé”. La géographie peut aussi s’avérer avantageuse. Ainsi, dans cette zone de montagne, les terres en pente, valorisées en prairies, les haies et les arbres sont des zones de stockage du carbone très intéressantes. Elles compensent en partie les émissions de carbone de l’exploitation. ”Nous n’imaginions pas que l’exploitation contribuait à stocker près de 7 tonnes de carbone par an”. Autre bonne surprise pour les éleveurs, ces zones sont aussi de formidables réservoirs de biodiversité : d’après le rapport, l’atelier lait entretient près de 83 équivalents hectares de biodiversité**. Preuve en est que l’agriculture contribue encore et toujours au maintien des paysages ruraux. ”C’est tout l’intérêt de ce diagnostic” insiste Simon Rey ARP Danone. ”Il ne se limite pas à pointer les faiblesses d’un système. Il redonne du sens au rôle de l’agriculteur dans la société en valorisant son travail”. Car, de la même façon, le diagnostic chiffre l’impact sociétal de l’exploitation. Et les éleveurs de la Ferme de Bonnefond ont de quoi s’enorgueillir : ”Imaginez-vous : notre troupeau nourrit 1916 personnes par an, soit près de 7 fois la population de notre village !”.

"Réduire son empreinte carbone, c’est aller dans le sens des attentes sociétales et des réglementations futures." Jean Vial Feuille de route

Les préconisations qui découlent de l’audit sont aussi une feuille de route pour l’avenir de l’exploitation. Par exemple, les éleveurs ont suivi l’une d’entre elles en installant un échangeur de chaleur sur leur cuve à lait. Un investissement simple, peu coûteux, qui réduit immédiatement l’empreinte carbone. D’autres propositions du rapport seront plus longues à mettre en place : ”Pour réduire les émissions de carbone à l’hectare, il nous faudrait soit réduire notre cheptel, soit augmenter en surface. Or, cela ne pourra se faire qu’en fonction des opportunités et, avant tout, en concertation avec les autres éleveurs du secteur”. Outre les préconisations du rapport, les résultats confortent les futurs projets de Jean-Christophe Vial, seul à la tête de l’exploitation dans quelques années. L’automatisation de la traite, l’augmentation de la part de cultures protéagineuses pour limiter les achats extérieurs, et pourquoi pas la valorisation des effluents par la méthanisation… des solutions bénéfiques à l’environnement mais aussi au confort de travail, au bien-être du troupeau et surtout à la rentabilité de l’exploitation. Suite à cette expérience, Jean et Jean-Christophe Vial encouragent les autres éleveurs à se lancer dans la réalisation de l’audit : ”Cap’2ER fait le lien entre performance environnementale et efficacité économique. Cet audit : une initiative très utile à la profession pour répondre aux attentes des citoyens et anticiper les réglementations futures”. * Calcul automatisé des performances environnementales en élevage de ruminants ** Unité de mesure traduisant la contribution au maintien de la biodiversité

Gaec Ferme de Bonnefond

Jean et Jean-Christophe Vial

515 000 litres de lait 60 vaches laitières en production 57 ha de surface agricole dont 16 ha de maïs, 6 ha de céréales, 12 ha de prairies temporaires et 21 ha de prairies permanentes.

La conduite de l’audit a incité les éleveurs à installer un échangeur de chaleur sur le tank à lait.

Voir la vidéo sur danone-lait.com

Retrouvez ce témoignage en vidéo sur : www.danone-lait.com

La préservation des prairies, des haies et des arbres favorise le maintien de la biodiversité et le stockage de carbone.

LACTEUR N°15, magazine des producteurs de lait Danone • Février 2017 #

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LA VIE DES RÉGIONS

Sud Ouest

Des producteurs visitent l’usine L’usine de Villecomtal a fêté ses 60 ans au mois d’octobre. L’occasion pour une soixantaine de producteurs, accompagnés de leurs familles, de découvrir les installations et les évolutions de l’usine. Parés d’un équipement adapté pour une visite en toute sécurité, les groupes ont suivi le cycle de production des produits laitiers depuis la réception du lait jusqu’à l’expédition des produits finis. Les gourmands n’ont pas été en reste puisque la visite s’est clôturée par une dégustation et chacun est reparti avec une glacière de produits de l’usine. Cette dégustation fut aussi un moment d’échanges. Beaucoup de producteurs ont été marqués par ”la sécurité apportée aux hommes, la mécanisation et la propreté impeccable du site”.

À l’occasion des 60 ans de l’usine, les producteurs et leurs familles ont pu découvrir les installations de Villecomtal.

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LA VIE DES RÉGIONS

Normandie

L’équipe commerciale Danone à la ferme L’équipe commerciale du Grand Ouest, chargée de vendre les produits Danone aux distributeurs, s’est retrouvée le jeudi 8 décembre au Molay Littry. Au programme : découverte d’une exploitation laitière. Les commerciaux ont posé de nombreuses questions et sont repartis avec une énorme motivation pour valoriser le travail réalisé en amont du pot de yaourt. ”Cela donne envie de se battre encore plus” a-t-on pu entendre dans l’assistance. L’équipe commerciale du Grand Ouest a également été accueillie par le directeur qui leur a fait visiter l’usine Danone du Molay Littry.

L’équipe commerciale du Grand Ouest a été ravie de sa visite d’une exploitation et de l’usine du Molay Littry.

Sud Est

Gestion des déchets : des alternatives aux pneus Le 17 novembre dernier, la Chambre d’agriculture de l’Isère a invité les agriculteurs à découvrir les alternatives possibles à l’utilisation des pneus pour le lestage des silos. La collecte obligatoire des déchets de pneumatiques pour leur recyclage rend en effet l’approvisionnement impossible pour les agriculteurs. Ils doivent donc chercher d’autres solutions à la fois écologiques et économiques. Plusieurs méthodes existent : citons par exemple la solution du couvert végétal. Une technique qui consiste à semer une culture sur le dessus du silo et qui, en poussant, fera office de protection naturelle étanche pour le fourrage.

Il existe des alternatives à l’utilisation des pneus pour le lestage des silos.

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REPÈRES

Les 2 Vaches

Les 10 ans d’une marque vachement bio ! La marque bio de Danone a fêté ses 10 ans en 2016. L’occasion pour Lacteur de s’arrêter sur cette marque pas comme les autres afin de comprendre son histoire, son identité et ses ambitions. Rendez-vous en terre normande, berceau de “Les 2 Vaches”.

10

ans déjà ! Cet anniversaire de “Les 2 Vaches” vient saluer le succès d’une marque pas comme les autres. ”La singularité de la marque, c’est de mettre autant d’énergie à produire bio qu’à expliquer le bio” déclare Anne ThévenetAbitbol, directrice prospective et nouveaux concepts de Danone. ”Nous avions tellement de choses à dire que nous nous sommes dotés de deux porte-paroles, la vache pédagogue et la vache ludique, qui incarnent parfaitement l’esprit

à la fois sérieux et joyeux de Les 2 Vaches. Un ton décalé vraiment bienvenu à l’époque, où l’agriculture biologique était un marché un peu triste ! Il était important de créer de la proximité et de nouer un dialogue avec le consommateur.”

”Intraprise”

Les 2 Vaches occupe une place particulière au sein de Danone. Il s’agit en effet d’une entreprise portée par une petite équipe issue de Danone. Un modèle très innovant en 2006… ”On peut dire que Les 2 Vaches est une “intraprise”, en tant que structure et entité autonome” souligne Christophe Audouin, directeur général. “Une petite équipe d’une vingtaine de personnes, très motivées, avec la volonté d’être au plus près des préoccupations et des réalités du monde biologique.” Véritable laboratoire d’idées pour Danone, Les 2 Vaches bouscule le jeu et a pour vocation d’être pionnière et innovante. Sa taille lui confère de la réactivité, de l’agilité et de la souplesse. ”Nous sommes générateurs de nouvelles pratiques. Nous sommes très fiers de la qualité de nos produits, de notre expertise dans l’éco-système laitier” complète Christophe Audouin.

L'équipe des 2 Vaches lors de l'événement des 10 ans en Normandie..

Les 2 Vaches en chiffres

28

2 200 hectares

producteurs

24

# LACTEUR N°15, magazine des producteurs de lait Danone • Février 2017

2 000 vaches

Anne Thévenet-Abitbol, directrice perspective et nouveaux concepts de Danone & Christophe Audouin, directeur général de ”Les 2 Vaches”

Plus de débouchés

À sa naissance, la marque s’est donnée une mission : proposer plus de débouchés aux producteurs de lait biologique en ouvrant le marché au plus grand nombre de consommateurs. Et par là même, rendre attirant l’agriculture biologique, en faire comprendre l’intérêt et le rendre plus accessible. ”Nous avons dû tout réinventer : de la chaîne d’approvisionnement à la conception des produits, aux modes de production jusqu’aux pratiques de communication” commente Anne Thévenet-Abitbol. Le pari est réussi sur le terrain, en Normandie. Les producteurs sont assurés de trouver un débouché pour leur lait biologique. Les 2 Vaches a développé une relation pérenne avec ses éleveurs partenaires, afin de partager un projet et des ambitions communes dans la durée. Preuve en est : le programme Reine Mathilde (cf. encadré) qui vise à faire de la Basse Normandie une région pilote en matière de lait biologique.

Le projet Reine Mathilde Impulsé par Les 2 Vaches, le projet Reine Mathilde voit le jour en 2010. En mobilisant tous les acteurs locaux de la filière laitière*, le programme développe les compétences des producteurs en matière de bio, grâce à la formation et la transmission des savoir-faire. * Partenaires du projet Reine Mathilde : la Chambre d’Agriculture, le Conseil Régional de Basse-Normandie, le Conseil-Elevage de Basse-Normandie, des coopératives laitières, une laiterie privée et Les 2 vaches. La marque a pour vocation d’être pionnière et innovante.

Proximité avec les consommateurs

La marque cultive aussi une relation différente et de proximité avec les consommateurs qui allie sincérité et conviction. À l’occasion des 10 ans, l’équipe est d’ailleurs partie à leur rencontre sur les routes françaises. Une tournée qui les a conduits du Molay Littry à Marseille, en passant par la capitale.

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LA VIE DES USINES

Villecomtal

10 millions d’euros d’investissement “Nous avons investi 10 millions d’euros sur le site en 2016, c’est la preuve que Danone renouvelle sa confiance dans cette laiterie. 10 millions, c’est 5 à 6 fois plus qu’une année normale” souligne le directeur d’usine, Ronan Cocaud. Avec cet investissement, l’usine de Villecomtal modernise ses installations de transformation. Un bâtiment va être construit en 2017 pour assurer le mélange des différents ingrédients dans des conditions optimales. L’usine va faire évoluer sa technologie afin de garantir l’intégrité des morceaux de fruits et leur répartition dans chacun des pots. Enfin, l’achat d’une machine à filtrer l’air qui produit de l’azote permettra de limiter le nombre de livraisons par camion. Ce qui aura un impact direct sur l’empreinte carbone du site.

Bailleul

Au cœur de la relance d’Activia

Marque phare de Danone Produits Frais France, Activia a fait l’objet d’une relance à l’échelon européen depuis le 22 août 2016. Un logo redessiné, une nouvelle couleur des pots, une police de caractère retravaillée pour assurer un visuel plus premium

dans les linéaires et mettre en avant l’excellence du produit. Au cœur de cette rénovation, l’usine de Bailleul, spécialisée dans la gamme des produits laitiers fermes a contribué à ce challenge avec un objectif clé : garantir une qualité d’exécution optimale. Pour atteindre ce haut niveau d’exigence, des formations ont été déployées auprès des équipes, une nouvelle grille de cotation des produits a été mise en place et les contrôles qualité ont été renforcés. 60 % des volumes produits sur Bailleul sont des produits laitiers Activia fermes destinés aux marchés français et belge. Trois lignes assurent la production des Activia Nature et des Activia aromatisés. La fréquence des contrôles qualité a été doublée pour garantir une qualité supérieure.

St Just-Chaleyssin

30 ans !

En 2017, St Just Chaleyssin fêtera ses 30 ans. L’usine Gervais Danone a été inaugurée le 4 mai 1987 en présence d’Edouard Balladur et de Michel Platini. Il s’agit alors de la plus grande usine de produits laitiers frais du monde ! Située aujourd’hui au cœur d’une zone stratégique européenne et dans un bassin laitier dynamique, St Just Chaleyssin écrit une nouvelle page de son histoire grâce au succès de la gamme Danette, Danette Liégeois, Velouté et Activia Brassé. En 30 ans, l’usine a plus que doublé sa production de desserts lactés et de produits laitiers. “Construire la richesse du futur en s’appuyant

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# LACTEUR N°15, magazine des producteurs de lait Danone • Février 2017

sur le passé, c’est l’état d’esprit de l’équipe de St Just Chaleyssin pour les 30 prochaines années !” conclut Pascal Sagot, directeur.

PARLONS-EN

Danone vous donne rendez-vous au

Salon international de l’agriculture C

’est le rendez-vous incontournable de l’année : le Salon international de l‘agriculture (SIA). En 2017, et pour la toute première fois, Danone Produits Frais France, Blédina et Danone Eaux France seront présents ensemble, sur un même stand, autour des marques Danone, Blédina et Volvic. Pour cette nouvelle édition, Danone accueillera les visiteurs et ses partenaires pour leur faire découvrir sa vision de l’alimentation. Dans un univers commun, le grand public pourra partager nos engagements et venir vivre des expériences à travers nos marques ancrées dans le quotidien des Français tout au long d’un parcours ludique et pédagogique.

Fine, l’égérie du Salon International de l’Agriculture 2017. Une Bretonne Pie-Noir, originaire de Loire-Atlantique.

Infos pratiques Du samedi 25 février au dimanche 5 mars 2017 Salon international de l’agriculture

Paris Parc des Expositions - Porte de Versailles 1, place de la Porte de Versailles 75015 Paris

Salon-agriculture.com Horaires : 9 h à 19 h tous les jours Emplacement du stand Danone : Hall 1

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#15 - Février 2017 LE DOSSIER S’ENGAGER DANS LE CYCLE DU LAIT ÉDITO P. 3 L’ENTRETIEN P. 4 et 5 Yann Gaël Rio, Vice-Président Cycle Lait Danone Mo...

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